Crématorium avec cérémonie privée Complexe international Accompagnement complet

Inhumation ou crémation : quel choix ?

mardi, 16 mai 2017

Alors que la crémation était en progression au Québec depuis trois décennies, elle a légèrement reculé ces dernières années. Aujourd’hui, environ trois quarts des Québécois optent pour la crémation et un quart pour l’inhumation. Un choix qui n’est pas toujours évident à faire, notamment lorsqu’il faut prendre la décision pour un de ses proches.

 

Choisir l’inhumation

Nous n’avons pas tous le même ressenti quant à ce que nous souhaitons qu’il advienne de notre corps ou de celui de nos proches après la mort. Choisir entre l’inhumation et la crémation repose en effet sur des appréciations très intimes qui peuvent être liées à la religion ou encore à notre aversion pour le feu ou au contraire l’impossibilité d’imaginer un cercueil placé dans un caveau.

  • La position de l’Église

Même si l’Église reconnaît la crémation, les chrétiens privilégient généralement le rite de l’inhumation, qui est une façon de manifester leur foi dans le corps créé par Dieu et de le restituer à la terre.

  • Le travail de deuil

D’autres personnes optent pour l’inhumation, considérant qu’elle permet le travail de deuil, qu’elles considèrent comme impossible avec la crémation. L’enterrement présente également l’avantage de ne pas poser le problème du sort des cendres, sur lequel les proches peuvent être en désaccord.

Opter pour la crémation

Le choix de la crémation est généralement plus facile pour les autres que pour soi-même. Cela vient certainement du fait que l’on souhaite débarrasser notre famille de notre propre corps, mais qu’il nous est a contrario difficile de détruire celui de nos proches.

  • La destination des cendres

Il est important de bien réfléchir au devenir des cendres et c’est dans cet objectif que les crématoriums offrent la possibilité de les conserver temporairement pour laisser aux familles le temps de prendre posément leur décision. Au Québec, il est possible de conserver les cendres chez soi, mais cela peut poser un problème pour faire son deuil et priver des amis ou inconnus des proches de disposer d’un lieu où se recueillir. Une autre solution consiste à disperser les cendres, mais ce choix peut également constituer un obstacle au travail de deuil et au recueillement. Inhumer l’urne dans un coin de la propriété familiale risque aussi de poser problème en cas de vente. On peut également choisir de laisser les cendres dans une niche au columbarium ou au cimetière afin de disperser d’un lieu de recueillement accessible à tous.

L’importance des rites religieux

Quelle que soit l’option retenue, il est essentiel d’observer les rituels funéraires qui sont indispensables au processus de deuil.

 

Malheureusement, cela n’est pas toujours respecté : alors qu’autrefois, on prenait deux à trois jours pour préparer des funérailles, aujourd’hui, elles se déroulent en une journée, le samedi, pour éviter aux gens de prendre un jour de congé. Or vouloir expédier les obsèques comme le font certaines personnes en deuil croyant abréger leur douleur est illusoire.

Ce sont justement les rites funéraires, comme les cérémonies en l’honneur de la personne disparue, qui permettent aux proches de se rassembler pour prendre le temps de commémorer le souvenir du défunt et donner forme à l’émotivité liée au deuil.

Même s’ils n’y trouvent pas de sens à la disparition du défunt, le fait qu’ils le cherchent les aide à reprendre le cours de leur vie.

Personne n’a envie de penser à sa mort et à ses funérailles. Pourtant, afin d’éviter que la famille ne se déchire sur le sort de son corps, il est préférable de laisser une trace écrite, de faire un contrat obsèques ou tout simplement de faire connaître explicitement son souhait. Cela épargne à ses proches déjà noyés dans le chagrin une prise de décision lourde et permet de garantir le respect de ses volontés.