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Que faire des cendres après crémation : les disperser ou les conserver ?

mardi, 4 avril 2017

Près de trois quarts des Québécois choisissent de se faire incinérer. Mais lorsque le défunt n’a pas laissé de consignes particulières, on se demande inévitablement que faire des cendres après crémation. Faut-il les disperser ou les conserver ?

Disperser les cendres

De nos jours, il n’existe aucune réglementation quant à la dispersion des cendres au Québec si ce n’est qu’il convient de ne pas choisir « un endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou d’une manière qui ne respecte pas la dignité d’une personne décédée ». En d’autres termes, les proches peuvent disposer des cendres et les disperser librement.

Deux raisons majeures peuvent conduire à faire le choix de la dispersion des cendres :

  • Le défunt était proche de la nature : dans ce cas, il paraît naturel, par exemple, de disperser ses cendres sur le bord d’une rivière ou au sommet d’une montagne.
  • La personne disparue affectionnait particulièrement un lieu : même si elle n’en a pas clairement exprimé le souhait, on peut supposer que cet endroit est idéal pour constituer ce qu’on peut considérer comme sa dernière demeure.

Afin d’être réussi, le rituel doit toutefois être vécu en petit groupe et la dispersion des cendres doit faire l’objet d’une préparation soignée. Par exemple, pour disperser les cendres au vent, il faut bien se placer dans le sens contraire du vent afin d’éviter qu’elles ne se déposent sur les endeuillés. Et en ce qui concerne la dispersion dans l’eau, il convient de choisir un endroit avec du courant, car les cendres flottent longtemps sur l’eau avant de couler.

Conserver l’urne

Si la dispersion des cendres crée une forte charge émotionnelle, les conserver peut s’avérer tout aussi lourd à porter. En effet, en les gardant, on complique le processus de sortie du deuil qui se fait habituellement par une coupure symbolique entre le monde des vivants et le monde des morts. Conserver l’urne contenant les cendres du défunt peut également mettre mal à l’aise les enfants ou un nouveau conjoint. D’un autre côté, la proximité des cendres permet souvent de sentir la présence du défunt et de repousser à plus tard la véritable séparation.

D’ailleurs, où peut-on mettre l’urne ?

  • Dans la maison : le choix de l’emplacement des cendres reste à l’appréciation de l’endeuillé, et on peut tout envisager pourvu que l’endroit évoque la personne disparue, qu’il convienne à la personne en deuil et que l’urne ne soit pas exposée au risque de casse. On peut par exemple la placer dans le salon ou sur la table de chevet, mais il est important que toutes les personnes du foyer soient à l’aise avec cette présence du défunt.
  • À l’extérieur de la maison : l’urne peut être placée dans le jardin ou sous un arbre. Il conviendra toutefois de se demander ce qu’il en adviendra en cas de déménagement, en sachant que l’exhumation de l’urne risque d’être un moment chargé en émotions.
  • Dans une niche ou un columbarium ou au cimetière : cette solution permet souvent de se sentir plus à l’aise qu’en conservant l’urne à la maison. Placées dans un lieu prévu pour se recueillir, les cendres sont accessibles à tout moment aux proches et à la communauté qui souhaitent rendre hommage au défunt.

Disperser les cendres ou les conserver relève d’un choix personnel. Et puisque le défunt n’a pas laissé de consignes particulières, il incombe aux proches de prendre la décision. Dans ce domaine, l’essentiel est de se sentir à l’aise, d’assumer son choix et de ne pas maintenir artificiellement une relation qui n’existe plus et qui pourrait compromettre le travail de deuil.